Un chemin long et difficile

J’étais un homme dynamique de 37 ans récemment remarié et père de trois enfants. J’avais l’impression d’être invincible. Je voulais être un policier.

UN ATTERRISSAGE DIFFICILE

Par un chaud samedi après-midi, durant ma formation pour devenir policier, je m’entrainais à la course d’obstacles. J’ai franchi le sommet du « mur » — une structure d’environ 10 cm de largeur, 2,5 m de longueur et 1,8 m de hauteur — et j’ai atterri fermement sur mes deux pieds… du moins c’est ce que je pensais. Je me suis retrouvé dans la poussière de roche, allongé sur mon côté, sans savoir comment ni pourquoi. Lorsque j’ai touché le sol, mon genou gauche s’est bloqué ; le choc a détruit l’intérieur de l’articulation et brisé mon tibia en plusieurs morceaux. J’ai subi une opération le dimanche suivant dans le but de réparer ma jambe. À la suite d’une série d’événements malheureux, ma jambe a subi des dommages irréparables.

DU SOUTIEN AFFECTUEUX

Heureusement, je n’ai pas eu à faire face à cette catastrophe seul. Pendant que j’étais à l’hôpital, ma mère m’a tenu compagnie chaque jour. Malgré la fatigue causée par son emploi et le long trajet qu’elle devait faire, ma femme a passé presque toutes les nuits à mes côtés. Quand est venu le temps de rentrer à la maison, ma sœur et son mari ont construit une rampe permanente pour me permettre d’accéder à ma maison.

DES NOUVELLES DÉVASTATRICES

Peu après mon retour à la maison, l’interne qui avait effectué mes interventions chirurgicales m’a annoncé que je ne pourrais plus ni marcher ni travailler — j’étais seul à la maison lorsque j’ai appris la nouvelle. J’ai pleuré et la dépression s’est installée. Mon cœur et mon esprit étaient brisés.

UN PARCOURS DIFFICILE

Deux ans et demi plus tard et après plus de 40 opérations en raison de multiples complications, j’ai pris la décision de me faire amputer la jambe, et mon monde a été à nouveau bouleversé. Ma femme et moi venions d’emménager dans une nouvelle maison. Après mon amputation, j’ai commencé à aller mieux et à me déplacer tout seul, mais j’étais toujours très en colère. Beaucoup de gens étaient là pour m’aider, mais personne ne savait ce que je ressentais. Certains me regardaient de haut. Ils pensaient que parce que j’étais dans un fauteuil roulant, je n’étais plus aussi bon qu’eux. D’autres ont cherché à sympathiser en me disant qu’ils savaient ce que je ressentais. Cependant, je savais qu’ils n’avaient aucune idée de ce que je ressentais puisqu’ils n’étaient pas obligés de rester en fauteuil roulant pour le restant de leurs jours. D’autres essayaient « d’aider » en agrippant mon fauteuil et en essayant de m’amener là où ils voulaient, sans me demander si j’avais besoin d’aide ou si je voulais de l’aide.

Même si j’étais entouré des membres de ma famille, d’amis et de visiteurs, le monde continuait de tourner en rond alors que j’étais assis là à regarder. J’étais seul… ou du moins je le pensais. Il n’y avait aucun groupe de soutien… personne à qui je pouvais parler, personne qui savait vraiment ce que je ressentais. J’ai dû réapprendre à vivre, accepter de ne plus pouvoir faire certaines choses et découvrir comment exceller dans celles que je pouvais encore faire.

UN NOUVEAU DÉPART

Cinq ans après mon accident, je suis retourné à l’école pour apprendre un nouveau métier que je pouvais faire en fauteuil roulant. J’ai démarré une entreprise en tant que bijoutier et sertisseur de diamants certifié, j’ai rencontré des gens formidables et employé de très bonnes personnes qui ont su voir ma valeur. C’était merveilleux de sentir que j’avais à nouveau un but.

Je suis toujours en fauteuil roulant. Mes douleurs quotidiennes persistent, certains jours étant pires que d’autres. Je suis devenu dépendant aux opioïdes à l’hôpital, au point de faire une psychose ; mais depuis plus de 10 ans, je n’en suis plus dépendant. Je vis seul depuis mon divorce, mais cela ne me dérange pas ; bien que de temps en temps, je me sente seul et que j’aimerais avoir quelqu’un avec qui je pourrais faire certaines choses. Je sais maintenant qu’être dans un fauteuil n’est pas la fin du monde. En fait, cela a été un nouveau départ.

Aujourd’hui, mes enfants ont grandi, ont fait des études supérieures et se débrouillent bien. J’ai souvent l’occasion d’aider des personnes aux prises avec des problèmes relationnels et de dépendance, et je donne un coup de main à un organisme d’aide humanitaire qui vient au secours des situations de crise.

IL Y A DE L’ESPOIR

Il est parfois difficile de trouver des personnes disposées et capables de véritablement faire preuve d’empathie envers nous. C’est la raison pour laquelle nous proposons à nos lecteurs un service d’accompagnement gratuit et confidentiel, offert par des personnes ordinaires qui se soucient vraiment des autres et qui sont disposées à donner librement de leur temps pour accompagner les gens dans leur parcours. Si tu remplis le formulaire ci-dessous, un membre de notre équipe d’accompagnement te répondra. Beaucoup se sentent seuls face aux problèmes de la vie, mais tu n’as pas à vivre cela.

Source de la photo Keagan K Harris

Nos accompagnateurs ne sont pas des thérapeutes, mais des gens ordinaires qui en accompagnent d’autres dans leur cheminement, avec compassion et respect.


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