Avide d'appartenance

Je vis seul depuis longtemps. J’ai quitté mes amis et ma famille pour vivre dans trois provinces différentes durant de longues périodes. Après obtention de mon certificat d’études secondaires, j’ai embrassé ce que je croyais être une aventure : des études et une carrière en agriculture. Mais très vite, le poids de la solitude est devenu écrasant.

Je suis une personne très indépendante; mais cela ne signifie pas que je peux me passer des autres dans ma vie. Une chose à laquelle je ne m’habituerai jamais, c’est de prendre un repas au restaurant tout seul. Je ne suis pas très extraverti; le simple fait d’entrer tout seul dans un restaurant constitue donc pour moi une véritable difficulté. Très souvent, je fais comme si de rien n'était et je me concentre sur mon téléphone portable; mais, en fin de compte, je dois poser mon portable sur la table et reconnaître le fait que je mange tout seul.

Un jour, une proche amie m’a envoyé un texto de l’aéroport, m’expliquant qu’elle trouvait cela étrange de se sentir seule au milieu d’une foule. Elle a poursuivi en disant : « Il y a des gens tout autour de moi, qui interagissent les uns avec les autres, qui s’amusent ensemble : mais je suis assise ici toute seule. »

Je me souviens avoir pensé combien j’éprouvais ce même sentiment.

Il y a des gens tout autour de moi, qui interagissent les uns avec les autres, qui s’amusent ensemble : mais je suis assis ici tout seul.

Je pense qu’une part de la solitude que je ressens est due aux transitions que j'ai vécues.

J’ai une famille et beaucoup d’amis dans ma vie — je suis plus chanceux que cetains —, mais je manque de connexions intimes et profondes que j’ai eues auparavant. À l’école secondaire, entouré d’amis, je ne me trouvais jamais seul, sans quelqu’un avec qui parler. Mais au fil de mes déménagements, j’ai perdu contact avec ces personnes, et elles ne pouvaient donc plus combler le vide que je ressentais.

Ce vide me donnait l’impression d’être insignifiant, insatisfait, dépressif, et me donnait même parfois des pensées suicidaires.

En passant par des expériences douloureuses et complexes, j'ai découvert que je ressentais une solitude que les gens qui m'entouraient ne pouvaient pas soulager. J'avais besoin d'une relation plus profonde et intime que celle qu'ils pouvaient m'offrir.

Je sais maintenant que je ne suis pas seul. Mais je demeure avide d'appartenance.

Si toi aussi tu luttes tout seul contre une telle solitude, remplis le formulaire ci-dessous et un membre de notre équipe te contactera d’ici peu. Parlons-en ensemble!

Traduction : Murielle Mouto