Juste avant de me marier, j’ai lu Things I Wish I’d Known Before We Got Married de Gary Chapman. Ce livre contient une excellente liste de sujets délicats à aborder avec sa tendre moitié avant le mariage et même après. Parce que je crois que la plupart des sources de conflit qui surviennent dans un mariage peuvent être réglées, rien dans la liste présentée par Gary Chapman ne m’a semblé être un facteur de rupture. Néanmoins, à mon avis, il est cependant important d’avoir ce type de conversations avec son ou sa partenaire non seulement avant, mais aussi après le mariage.

Selon moi, l’une des citations les plus percutantes du livre était celle-ci : « être amoureux ne constitue pas une base de départ adéquate pour créer un mariage réussi ». Cette affirmation est totalement contraire à ce que la société nous apprend sur l’amour et le mariage. Une chanson d’amour populaire nous dit que tout ce dont nous avons besoin c’est d’amour; une autre affirme que si la personne que nous aimons est avec nous, nous avons tout ce dont nous avons besoin.

Mais le mariage exige beaucoup plus que l’amour.

Ce n’est peut-être pas très romantique de le dire, mais c’est tellement vrai; l’amour ne suffit pas. Les comédies romantiques hollywoodiennes nous disent que l’amour est une réaction chimique fantastique qui se produit dans notre cerveau, qui déclenche des sentiments intenses de joie et de passion et qui nous donne des papillons dans le ventre. L’amour peut inclure de telles émotions, mais s’il ne se résume qu’à cela, préparez-vous à redescendre très vite sur terre lorsque vous serez confronté à la réalité.

Avoir des papillons dans le ventre ne suffit pas pour créer le type d’amour profond qui pourra survivre aux péripéties d’un mariage. Bien que ces sentiments intenses soient réels, l’amour durable, c’est bien plus que ça.

Dans son livre, Gary Chapman dresse une liste de cinq piliers sur lesquels s’appuyer pour faire d’un mariage une union heureuse. Il s’agit de fondements sur les plans spirituel, intellectuel, émotionnel, social et physique. Selon cet auteur, il est absolument essentiel d’atteindre un degré d’intimité dans chacun de ces domaines pour vivre une relation de couple épanouie. La société nous dit que l’attirance physique est l’élément le plus important, mais à mon avis, il se place en dernière position. Un accident, la maladie, ou simplement le passage du temps peut modifier la beauté physique d’une personne. Il ne faut donc pas bâtir un mariage seulement sur un élément aussi temporaire.

Mais comment alors bâtir une telle intimité à multiples facettes?

Lorsque mon mari et moi avons commencé à sortir ensemble, l’une des premières questions qu’il m’a posées était la suivante : « Que signifie l’engagement pour toi? » Je lui ai répondu que pour moi, s’engager signifiait mettre tout en œuvre en termes de réflexion, de temps et d’argent pour faire en sorte que la relation fonctionne sur tous les plans.

Au cours de notre première année de mariage, mon mari et moi avons eu des disputes pendant lesquelles nous avons ressenti des émotions intenses. Cela aurait pu nous entraîner à nous demander si nous n’avions pas commis une erreur en nous mariant. Mais je ne me suis pas permise de laisser de telles pensées me traverser l’esprit, et lui non plus. Nous savions tous les deux que plus nous gardons ce genre d’idées en tête, plus il nous est facile de les transformer en paroles. Et une fois la parole prononcée, le mal est fait : revenir sur une parole est aussi difficile que d’essayer d’attraper des plumes qui s’échappent d’un sac ouvert à tous les vents.

Parce que mon mari et moi avons adopté une définition commune de ce qu’est l’engagement, nous avons pu apprendre à régler nos conflits plutôt que de les éviter et à créer une ambiance de confiance qui encourage l’intimité sur tous les plans.

Je pense que C’EST LÀ l’élément de base fondamental qui permet de construire une union heureuse et de poser des gestes concrets chaque jour qui manifestent l’intimité et la solidarité qui existent entre nous : l’engagement commun à le faire.




Auteur de cet article: Andrea Shair.

Source de la photo: Samuel Hearn