Vous êtes-vous tenue devant votre garde-robe en vous trouvant tout simplement trop grosse? Moi aussi. Je suis en train d’apprendre cinq manières de lutter contre cette impression et de faire de ma garde-robe et de mon corps des amis.

L’une de mes activités quotidiennes peut être la cause de la plus grande frustration — acheter des vêtements ou même choisir ce que je porterai jour après jour. Cela peut me faire vivre des hauts et des bas émotionnels intenses. Certains vêtements sont flatteurs, certains sont cléments envers moi, alors que d’autres préparent une menace importante à mon estime de soi. Les pires tenues sont celles qui me crient : « TU ES GROSSE! »

Je ne sais jamais quand de telles pensées surviendront. Cela commence parfois par un murmure accusateur. Tu es si grosse. Comment as-tu pu te laisser aller ainsi? Et avant que je m’en rende compte, ils deviennent :Tu va devenir énorme et tu ne peux rien y faire. De là, mes pensées s’empirent de sorte à devenir des prophéties de malédiction. C’est alors que je me mets à élaborer toutes sortes de stratégies.

Je commence à penser qu’un nouveau régime, qu’une stratégie novatrice ou que certaines techniques jusqu’alors inconnues offrent la solution à mon insatisfaction. Ce n’est que lorsque je constate à quel point ces idées étaient malsaines, que je commence à chercher des moyens de m’en sortir. Malheureusement, souvent, ce n’est que lorsque mon désespoir est profond que je cherche à m’en sortir.

PARFOIS, CE N’EST QU’UNE IMPRESSION

En y réfléchissant, j’ai découvert quelque chose d’intéressant. Lorsque je me sens grosse, ce n’est jamais parce que j’ai grossi soudainement pendant la nuit. C’est plutôt que je ne me vois pas telle que je suis réellement. C’était là le vrai problème à attaquer si je voulais mieux aller.

Changer de manière de penser n’est pas facile; il faut le faire dès que la première pensée fausse se présente! Voici un processus de réflexion qui m’aide et qui peut aussi vous aider à affronter vos émotions.

1. Admettez que vous sous sentez grosse

Quel que soit votre poids, le désespoir que vous ressentez commence dans votre tête. Et c’est par là qu’il vous faut commencer. Reconnaissez ce que vous ressentez, mais ne cajolez pas ces pensées trop longtemps. En admettant ce que vous ressentez, vous vous offrez la possibilité de vous en sortir.

2. Posez-vous des questions précises pour découvrir la racine du problème

Lorsque nous nous sentons dépassées ou stressées, nous pouvons commencer à nous trouver peu attrayantes. Demandez-vous ce qui vous ennuie vraiment. Réfléchissez sur le sujet et vous constaterez que votre impression d’être grosse est souvent liée à des frustrations diverses. Avez-vous d’autres tracas? Quelqu’un vous a-t-il dit quelque chose de blessant? Où en êtes-vous dans votre cycle mensuel? Il se peut fort bien que vous vous sentez mal pour toutes sortes de raisons valables, et que cela se traduit par l’impression d’être grosse.

3. Rejetez toute fausseté

Il y a peut-être tellement de pensées qui tournent dans votre tête que vous ne savez plus distinguer le vrai du faux. Vous entretenez peut-être même des pensées contradictoires. Prenez une feuille de papier, faites deux colonnes et écrivez les titres « vérité » et « mensonges » en tête de liste. Ensuite, mettez-vous à écrire.

Dans la colonne « vérité », écrivez les faits dont vous êtes certaines. Qu’est-ce qui vous plait le plus en vous? Même si vous n’êtes pas satisfaite de votre taille, quel est votre meilleur trait? Votre poids ne détermine pas qui vous êtes. Que disent vos amis de vous? Écrivez-le.

Ensuite, écrivez dans la colonne « mensonges » les choses que vous croyez parfois être vraies comme « je ne vaux rien » (alors que vous valez quelque chose). En écrivant toutes ces pensées, vous allez être surprise de constater le nombre de contradictions que vous avez en tête. Chaque fois que vous avez une pensée que vous savez être négative, écrivez-la. Ensuite, commencez à prier pour que vous ne croyiez que ce qui est écrit dans la colonne « vérité ». Au début, vous écrirez probablement beaucoup pour exprimer vos pensées et les évaluer. Mais une fois que vous aurez pris l’habitude d’évaluer l’exactitude de vos pensées, vous pourrez le faire sans papier. Cela peut même devenir une façon de renouveler votre intelligence – en évaluant la justesse de chaque pensée, chaque jour! Vous y trouverez une grande liberté.

4. Fiez-vous à la vérité et non à vos impressions

Il faut parfois ignorer nos sentiments. Quand le sentiment d’être grosse ou la peur d’être rejetée à cause de votre poids vous assaillent, agissez de sorte à nier ces sentiments trompeurs. Appelez une amie et faites quelque chose d’intéressant pour elle. La clé consiste à résister à la pensée négative autodestructrice en songeant aux autres. Ne vous engagez pas dans des régimes sévères ou dans la boulimie parce que vous vous sentez trop grosse. Faites l’effort de manger de façon équilibrée et prenez soin de votre corps. N’oubliez pas que vous le valez bien. Petit tuyau : Prenez une carte et écrivez dessus :« Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse (Psaume 139. 14). » Il s’agit d’un verset de la Bible qui m’a beaucoup encouragée.

5. Faites un effort

Les jours où vous vous sentez particulièrement peu attirante, portez une tenue qui vous va bien et soignez particulièrement votre coiffure et votre maquillage. Souvenez-vous que ce qui affecte nos sentiments concernant notre apparence se trouve dans nos cœurs et dans nos têtes et non sur nos hanches. Promettez-vous d’être clémente envers vous-même. La société est pleine de voix qui nous imposent des critères irréalistes. Assurez-vous de ne pas ajouter votre voix aux leurs. Vous avez une valeur extraordinaire; personne d’autre au monde ne peut refléter votre beauté unique.

N’avez-vous jamais eu l’envie de perdre trois kilos? Moi si… et cela s’est transformé en un régime de dix ans qui a failli me tuer. J’ai passé des années à m’angoisser sur mon poids; j’avais l’impression que personne ne pouvait m’aimer parce que je faisais de l’embonpoint. J’ai été anorexique, mais je m’en suis sortie et j’ai appris le secret qui consiste à rejeter toute fausse pensée. Je me réjouis du fait que le véritable amour ne s’obtient pas grâce à un corps parfait ou à une vie parfaitement bien organisée. Alors que je pensais que le synonyme de l’amour était la minceur, je sais maintenant que l’amour véritable et la vraie sécurité viennent d’une relation avec Dieu.

Vous aurez peut-être besoin d’aide pour apprendre à évaluer la justesse de vos pensées, mais c’est possible de le faire – une pensée à la fois!

Auteur de cet article : Karen Schenk.

Credit photo : Lauren Rushing