Il y a deux ans, ils avaient 25 000 $ de dettes sur leurs cartes de crédit. Ce mois-ci, ils en sont libres. Comment ont-ils fait?

L’histoire de Cara et Michael est une inspiration pour tous ceux qui essayent de se libérer de leurs dettes. Récemment, Cara nous a fait part de leur expérience.

Les raisons de la dette

Cara détient une maîtrise en comptabilité. Lorsqu’on lui demande comment ils ont fait pour accumuler autant de dettes, Cara pense que c’est pour « compenser » : « Une bonne partie de ces dettes existent parce que j’ai grandi dans la pauvreté. Lorsque je suis devenue autonome et que j’ai commencé à avoir un salaire, j’ai voulu me faire “plaisir”. Et c’est ce que j’ai fait! Si je voulais quelque chose, je l’obtenais. »

Lorsqu’elle a rencontré son mari, elle avait environ 5000 $ de dettes et il en avait aussi. Ils ont emménagé dans un appartement à 500 $ par mois à Atlanta. « Ma voiture était payée. Lui, il avait une vieille voiture déjà payée aussi. Donc, on n’avait pas vraiment de grandes dépenses. Nous avions juste nos cartes de crédit à payer. »

Comme c’est le cas pour beaucoup de gens, une dépense inattendue a augmenté de beaucoup leur dette. « Sa voiture a lâché. On a donc fini par lui acheter une voiture neuve. Et un mois plus tard, j’ai démoli ma voiture. J’ai donc acheté une voiture neuve, moi aussi. On est passé de zéro prêts à deux prêts automobiles à rembourser. »

Jeunes, actifs, ils s’attendaient à ce que leurs salaires augmentent. Mais, comme l’explique Cara, « à chaque augmentation, on dépensait plus. »

« Ensuite, on a décidé d’acheter une maison. » Ils ne possédaient aucune épargne pour se constituer un apport. « On a emprunté de l’argent à la famille. J’ai même demandé une avance en liquide sur la carte de crédit. Bien sûr, lorsqu’on emménage dans une nouvelle maison, il faut acheter toutes ces choses nécessaires auxquelles on ne pense pas. »

La dette a pris des proportions énormes, et Cara s’est rendu compte qu’ils avaient 25 000 dollars à payer sur leurs cartes de crédit. Elle a alors commencé à s’inquiéter et à se dire qu’ils n’auraient aucune épargne-retraite.

Une sage décision

« Éliminer les cartes de crédit a beaucoup aidé. Si on n'utilise aucune carte de crédit, on ne peut rien acheter à crédit. On s’est dit, “OK, ça suffit.” On n’achète rien si on ne peut pas payer en liquide. On a annulé toutes nos cartes de crédit, sauf une, qui servait à consolider la dette. Je tenais compte de toutes les dépenses, de sorte à respecter le budget. »

Consolider sa dette

Une fois parvenus à ne plus augmenter leur dette, ils ont commencé à réduire le montant qu’ils devaient chaque mois. Cara surveillait sa boîte aux lettres et épluchait les offres de cartes de crédit à faible taux d’introduction. Lorsqu’elle en trouvait une, elle changeait de carte. Lorsque la période d’introduction était terminée et que le taux d’intérêt augmentait, elle trouvait une autre carte. Cara commençait à s’inquiéter de la mauvaise qualité de leur rapport de crédit à cause de tous ces changements. Alors, elle s’est présentée dans les banques pour obtenir un taux d’intérêt plus faible. « Je négociais avec les conseillers. » Elle leur disait : « On me propose telle offre et j’aimerais rester chez vous. Mais il faut diminuer le taux d’intérêt. » Elle nous confie : « Certaines d’entre elles ont prolongé le taux d’introduction. »

Vivre plus simplement

« Nous gagnons relativement bien notre vie, donc cela nous a aidés. Nous avons un avantage que beaucoup de gens n’ont pas. Tout revenu supplémentaire allait à la réduction de la dette. »

« S’il y a quelque chose que je veux vraiment, je vais y réfléchir longtemps. Je vais explorer toutes les possibilités. En ai-je vraiment besoin? »

Mais Michael et Cara ont eu recours à plus que des augmentations de salaire pour sortir de leur dette. Ils ont examiné leurs dépenses et ont fait des changements dans leur vie. « Nous nous sommes débarrassés de nos voitures neuves pour acheter plutôt des voitures d’occasion. Nous avons hypothéqué la maison pour les acheter. J’ai déjà remboursé l’une des voitures et une bonne partie de l’autre. »

Chaque achat était remis en question. Et donc, les sorties au cinéma et au restaurant appartiennent désormais au passé. Ils ont redécouvert le cordonnier du coin. Ils ont découvert les magasins d’occasion. Ils ont emprunté des livres de la bibliothèque plutôt que de les acheter en librairie.

Ils ont décidé de cesser d'acheter quoi que ce soit sans réfléchir : « S’il y a quelque chose que je veux vraiment, je vais y réfléchir longtemps. Je vais explorer toutes les possibilités. En ai-je vraiment besoin? À quel point vais-je m’en servir? S'agit-il d'un besoin ou simplement d'un désir? Pouvons-nous nous le permettre en ce moment? Vaut-il mieux attendre que la dette soit remboursée? »

Il a fallu à peu près deux ans à Cara et Michael pour atteindre leur but. L’étape suivante est de rembourser l’hypothèque à laquelle ils ont eu recours pour acheter la deuxième voiture, dette qui devrait se régler d'ici quelques mois.

Établir des projets à long terme

Ils ont également des projets à long terme, et se constituer une retraite solide en fait partie. En attendant, ils commencent à découvrir le luxe de ne plus avoir de dette. Michael a trouvé un autre travail qui paie moins bien, mais qu’il préfère. Cara songe à passer plus de temps à aider les enfants défavorisés.

Résumé

Comment Cara résumerait-elle leur expérience pour aider les autres? « La première chose à faire, c’est arrêter d’accumuler les dépenses sur la carte de crédit. Une fois toutes les dépenses essentielles payées, tout le surplus doit contribuer au remboursement des dettes. On peut se faire plaisir une fois de temps en temps, mais de façon réaliste et en tenant compte de son budget. Et quand cela vient aux choses essentielles, il est bon de chercher des moyens de réduire les dépenses, comme acheter des voitures ou des vêtements d'occasion, et emprunter plutôt qu'acheter. C’est ce qu’on a fait. »

Toutes nos félicitations à Cara et Michael. Et un grand « merci » à eux pour avoir partagé leur histoire.




Auteur de cet article : Gary Foreman.

Credit photo : Taylor Hernandez